Environnement : la RDC en passe de se doter de sa politique forestière

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L’une de salles des réunions de la Vice-primature en charge de l’Environnement et du développement durable a abrité, le 15 juin 2021, la cérémonie de l’ouverture des propositions des offres pour le recrutement de l’assistance technique visant la réalisation du programme de gestion durable des forêts de la République démocratique du Congo (RDC). Ce programme, explique le Secrétaire permanent a.i de la Cellule de gestion des projets et des marches publics du ministère de l’Environnement et développement durable, Darcy Mbwinga Mwaka, va conduire à l’élaboration de la politique forestière de la RDC.
Il s’est agi, selon lui, d’une ouverture sur base d’un marché de prestations intellectuelles qui a eu lieu depuis le mois de décembre 2020.

Cette activité menée va, en effet, permettre à la sous-commission de pouvoir analyser ces offres lui soumises pour voir si chacun de postulants a rempli les critères tels qu’édictés dans les termes de référence. « Une notation devra en sortir. Et dans cette notation, ceux qui auront atteint le minimum, c’est-à-dire 70 %, seront contactés à nouveau pour l’ouverture de leurs propositions financières », a fait savoir Darcy Mbwinga Mwaka.

Le Secrétaire permanent a.i de la Cellule de gestion des projets et des marches publics du ministère de l’Environnement et développement durable a, par ailleurs, noté que par rapport à cette ouverture des propositions, il y a eu quatre candidats qui ont été présélectionnés par rapport à l’avis de manifestation d’intérêt. Sur les quatre candidats, trois seulement se sont présentés et ont apporté leurs propositions techniques et financières.
Darcy Mbwinga Mwaka a indiqué que la méthode de sélection choisie par la vice-primature en charge de l’Environnement et développement durable est fondée sur la qualité et le coût. « Dans cette méthode, on veut bien que la notation soit faite, d’un côté, dans la proposition technique et de l’autre, de la proposition financière », a-t-il précisé.

Désignation du candidat avec la côte la plus élevé.

La prochaine étape dans cette procédure sera, note-t-on, l’ouverture des propositions financières. C’est après que la commission va combiner les résultats pour pouvoir, cette fois-là, désigner le candidat qui aura reçu la côte la plus élevée. Et, c’est avec lui que le contrat va être signé. « C’est ce bureau d’étude ou ce consortium qui sera à pied d’œuvre pour permettre la mise en œuvre de ce programme de gestion durable de forêts », a expliqué Darcy Mbwinga Mwaka.

La Vice-premier ministre, ministre de l’Environnement et développement durable, Eve Bazaïba Masudi, a voulu que cette activité soit accompagnée par la presse en respect des principes d’égalité et d’équité des candidats comme le stipule la loi 10010 du 24 avril 2010 relative aux marchés publics. « C’est sur ça que nous nous sommes attelés pour faire notre activité à la grande satisfaction de tous les candidats et les participants qui ont pris part à cette activité publique », a avoué le Secrétaire permanent a.i de la Cellule de gestion des projets et des marches publics du ministère de l’Environnement et développement durable.

Quinze jours pour connaitre le candidat choisi
Dans la procédure, la commission aura quinze jours pour statuer et de rappeler les candidats pour la prochaine étape. Mais, les résultats qui vont ressortir de la commission devront également faire l’objet d’une demande d’avis de non objection de la part de la Direction générale de contrôle des marchés publics. Selon ce que prévoit la loi, explique-t-on, il y a des organes de contrôle au niveau du ministère mais, le travail fait en amont doit être sanctionné par un avis de non objection de la part de la Direction générale de contrôle des marchés publics. « C’est cette sanction qui va nous permettre la signature du contrat avec le candidat qui aura retenu la côte la plus élevée », a indiqué Darcy Mbwinga Mwaka.

Ce projet, souligne-t-on, sera financé, d’un côté, par Fonaredd et de l’autre, par l’Agence française de développement, qui sont des partenaires techniques financiers du ministère en charge l’environnement.