Devant les évêques congolais en session : Eve Bazaïba étale la vision du gouvernement sur l’environnement et le développement durable

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La vice-premier ministre, ministre de l’Environnement et développement durable (VPM-MEDD), Eve Bazaïba Masudi, a représenté le gouvernement de la République à la session des renforcements des capacités des évêques de la Conférence épiscopale de la République démocratique du Congo (Cénco), sur l’environnement et les ressources naturelles dans le contexte de la covid-19. Ces travaux se tiennent au centre Caritas, à Kinshasa, sous le thème : « l’Eglise de la RDC face aux enjeux de l’environnement et des ressources naturelles pour la protection du bassin du Congo et la sauvegarde de notre maison commune ».

Cette activité a été l’occasion pour la VPM-MEDD d’étaler la vision du gouvernement sur l’environnement et le développement durable. « Depuis le 5 juin 2021, la RDC est entrée dans la décennie mondiale pour la restauration ces écosystèmes », a noté Eve Bazaïba Masudi.

Dans la déclinaison du programme gouvernementale notamment dans le volet assainissement, la VPM Bazaïba a notamment relevé plusieurs actions prévues. « Nous voulons vous rassurer que c’est dans le programme du gouvernement. D’ailleurs ici à Kinshasa, nous avons gelé parce que nous sommes pendant la saison sèche. Parce qu’il ne suffit pas de planter un arbre. Il faut aussi l’entretenir. L’arbre est un être vivant ; il a besoin d’être entretenu pour sa croissance. Il y a un programme prévu pour le Nord et le Sud Kivu notamment pour la ville de Goma, le territoire de Nyiragongo, Masisi et Walikale. Et aussi dans le Sud Kivu, dans toute la partie de la plaine de la Ruzizi », a souligné la VPM Eve Bazaïba. Et de noter que la ville de Kinshasa, particulièrement, attend une étude sur la localisation des sites de transit pour les immondices. Parce qu’en ce moment, il y a des entreprises qui souhaitent intervenir dans l’économie circulaire, dans le recyclage des déchets. « Aujourd’hui, si les immondices et d’autres matières non biodégradables choquent les sensibilités, je crois que dans le cadre de cette économie circulaire, ces immondices deviendront des matières premières. Il est question de trouver des sites de transit où ces entreprises vont aller s’approvisionner », a-t-elle souligné.

L’apport de l’Eglise dans le domaine de l’environnement
La VPM Bazaïba a souligné l’ouverture du gouvernement dans la collaboration avec des tiers notamment dans le domaine de l’environnement et du développement durable. C’est dans cette optique qu’elle a rappelé la présence, dernièrement, d’une forte délégation d’autorités coutumières dans son cabinet. Elle par ailleurs, rassuré de l’importance que le gouvernement place en ces gardiennes de la terre. « Au nom du président de la République, on ne peut pas se focaliser seulement à protéger l’environnement et oublier l’être humain, qui est la ressource par excellence », a-t-elle indiqué.

S’appuyant sur le thème de cette session des évêques, Eve Bazaïba a souligné l’implication de l’église dans la protection de l’environnement. A l’en croire, « l’Eglise a non seulement le devoir d’encadre et de soutenir la population mais aussi le devoir de protéger la population pour que celle-ci bénéficie des ressources naturelles rendues disponibles par le créateur ».

Cette activité, qui rentre dans le cadre de l’engagement de l’Eglise, spécialement de la Cénco, dans le domaine de l’environnement et des ressources naturelles tire son fondement dans la doctrine sociale de l’église et dans le Magistère, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans les accords internationaux ainsi que dans la constitution et les lois de la République.

L’objectif général de ces travaux de quatre jours, est de promouvoir un engagement effectif des églises locales en vue de la sauvegarde du bassin du Congo. Alors que les objectifs spécifiques poursuivis sont notamment le renforcement des capacités des évêques membres de la Cénco sur les questions relatives à la gestion des ressources naturelles, à, l’environnement, au changement climatique et au plaidoyer. ; et de permettre auxdits évêques de la Cénco, de définir les grandes lignes de leur pastorale diocésaine et d’ensemble sur les questions environnementales et des ressources naturelles.

A la fin de cette session, les évêques devront disposer des informations nécessaires sur les enjeux environnementaux de la RDC, du bassin du Congo et du monde. Ils vont également définir les grandes lignes de leur pastorale diocésaine et collégiale pour la protection du bassin du Congo et l’amélioration des conditions de vie de ses habitants, notamment la résilience des diocèses face aux impacts de la covid-19.