Claude Nyamugabo boucle son périple au Haut-Katanga et au Lualaba sur une note d’espoir pour l’écosystème de la région

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Une semaine particulièrement chargée en activités, un contrôle très souhaité de l’impact de l’activité minière sur l’environnement, la sensibilisation des différentes couches socio-politiques et les autorités religieuses sur l’implémentation du programme présidentiel  » jardins scolaires pour 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023″ ainsi que l’inspection de l’exploitation forestière dans le Haut Katanga et le Lualaba, Claude Nyamugabo n’aura pas eu de répit des jours durant. Récit.

Dépêché dans ces provinces par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba suite à la dénonciation des cas de pollution des rivières, des eaux et du sol voire la pollution de l’air par les entreprises minières et dont les échos parviennent avec forts décibels à Kinshasa et aux quatre coins du pays, le Ministre de l’environnement et développement durable a vraiment eu du pain sur la planche.

Dans les différents sites miniers visités, Claude Nyamugabo salue les investissement mais veut que tout se fasse conformément à nos lois et règlement et surtout dans le strict respect des normes environnementales. Partout dans les bassins de rétention, le constat est amer en terme de pollution sur l’environnement immédiat. Claude Nyamugabo se montre particulièrement sidéré au point de le voir sortir de son habituelle réserve en s’adressant aux responsables de ces différentes entreprises.
Même constat dans les sites de Likasi et Kambove où le Ministre Nyamugabo a constaté que les entreprises minières se soucient très peu de la préservation des écosystèmes notamment en prenant le soin de la pose de la geomembrane dans différents bassins de rejet en vue de prévenir les infiltrations qui à la longue polluent la nape phréatique.

Même image dans les mines à ciel ouvert du Lualaba, capitale mondiale de l’exploitation cuprifere et du cobalt considéré désormais comme les minerais du présent et du futur par les grands industriels du monde.

Certes, le Ministre Nyamugabo encourageait-il ces gros investissements sensés améliorer le vécu quotidien des populations, il n’en demeurait pas moins nécessaire que ces derniers tiennent compte de la santé des populations. « Il est de mon devoir en tant que Ministre de l’environnement de protéger notre population tout en saluant ces investissements dont notre pays a besoin pour son développement  » a rappelé Claude Nyamugabo qui appellent lui aux investissements citoyens et de préciser qu’une batterie de mesures contraignantes seront prises à court terme afin d’obtenir réparation. Bien que le Ministre a salué tout de même certains investisseurs qui ont consentis des efforts pour la protection de l’environnement de manière significative.

Loin de mines à ciel ouvert du Haut-Katanga comme celles du Lualaba, le Ministre Claude Nyamugabo a également appelé les mastodontes du cuivre et du cobalt à s’impliquer dans l’initiative de reboisement voulu par le Chef de l’État, dénommée  » jardins scolaires pour 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023″. Ici, il convient de préciser qu’une avancée significative est à noter dans la province du Haut-Katanga parce qu’à ce jour, quelques 70.000 plantules des acacias, flamboyants et autres essences sont en pépinière et attendent le lancement du projet prévu pour le 05 décembre par le Président de la République, cette date étant consacrée à la commémoration de la journée de l’arbre en RDC. Une initiative qui a été étendue non seulement dans les Villes de Lubumbashi et Likasi mais aux contrées environnantes également.

Le Ministre de l’environnement a donc appelé les leaders religieux des deux provinces eux aussi à s’impliquer en conséquence au regard de l’importance de leur réseau de communication qui touche jusqu’à la base. Un appel qui a reçu oreilles attentives, de l’archevêque de Lubumbashi aux représentants de toutes les autres confessions religieuse.

Pour ce qui est de l’exploitation forestière, le Ministre de l’environnement a pu visiter lors de son séjour Lushois, quelques dépôts où sont entreposés une importante cargaison de bois de padouk dit bois rouge et dont le volume serait évalué à près de 93.000 mètres cubes.
Une véritable aubaine pour le trésor public privé de cette manne depuis fin 2016 lorsque l’exportation et la coupe de ce bois avait été suspendue mais les autres essences par ricochet sont aussi touchées par cette mesure au niveau des faits.

Un Congo vert, Claude Nyamugabo y croit fermement. Car au delà des grandes firmes pollueurs, certaines entreprises ont investi dans des industries propres comme cette entreprise MES(Mine engineering services) qui a reçu la visite du Ministre Nyamugabo venu s’enquérir de cette réalité où l’on trouve une première usine de recyclage des batteries à Lubumbashi, et qui ambitionne également de transformer les résidus plastiques ainsi que l’extension de leur activités dans la cathodification, nécessaire dans le production et la commercialisation du cuivre. L’objectif majeur étant de toujours demeurer le protecteur par excellence de la planète. Heureux qui comme Claude Nyamugabo Bazibuhe a fait un si beau périple. Cela s’appelle: servir la République,exercice dans lequel l’homme est ancré depuis l’âge de 34 ans comme membre du gouvernement !

Cellcom MEDD