Projet d’appui à travers le readiness du Fonds vert pour le climat : Eve Bazaiba relève les besoins réels de la RDC

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La vice-premier ministre, ministre de l’Environnement et développement durable (VPM-MEDD), Eve Bazaiba, a officiellement lancé, le 9 juillet à Béatrice hôtel, à Gombe, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités des responsables des administrations et désignation des personnes ressources pour les dialogues nationaux et la plate-forme de coordination institutionnelle.

Cet atelier soutenue par le FAO et auquel participent les hauts cadres représentants des ministères de l’Environnement, de l’Energie, du Genre, du Plan, des Finances, du Budget, de l’Aménagement du territoire, du foncier, des Mines et hydrocarbures, de la Recherche scientifique, ainsi que ceux d’autres ministères techniques, de la société civile, du monde académique et de la recherche scientifique, du secteur privé, des associations et organisations, des institutions financières nationales ainsi que des partenaires techniques et financiers, rentre dans le cadre du projet d’appui à la RDC à travers le readiness du Fonds vert pour le climat.

Plaidoyer pour une juste compensation des sacrifices du Congo en matière climatique
L’intervention devant les participants à cet atelier et les dirigeants de la FAO a été l’occasion pour la VPM-MEDD Bazaiba de relever, « au nom du gouvernement de la République » les besoins réels du pays en matière des finances climatiques. Le numéro un de l’Environnement en RDC a clairement indiqué que le gouvernement congolais est conscient aujourd’hui plus qu’hier de sa responsabilité à sauver l’humanité par rapport à ses potentialités environnementales.

Pour Mme Eve Bazaiba, en effet, ces potentialités de la RDC en matière de l’environnement sont reconnues par le monde entier, avec plus de 68 % des forêts du bassin du Congo qui se trouvent sur son sol, environ 52 % des réserves d’eau douce de l’Afrique et 10 % mêmes de ces réserves mondiales, y compris toute la biodiversité. La VPM a, par la suite, noté, s’agissant du climat, qu’il est reconnu par des études que la RDC est l’une des réserves mondiales dont les forêts contiennent un capacité de séquestration de toutes les pollutions, notamment le dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. « Lorsque ces forêts ont cette capacité de séquestration donc, les forêts de la RDC ont la capacité de dégager l’oxygène nécessaire pour la survie de l’humanité », a-t-elle insisté.

De l’avis de la VPM Bazaiba, il est donc demandé aux populations congolaises de consentir des sacrifices pour la préservation des forêts, pour la conservation des biodiversités, tout en sachant que ces populations congolaises se nourrissent de la forêt, de ces potentialités naturelles. A en croire la VPM Bazaiba, lorsque l’on demande à la population congolaise de consentir à des sacrifices, de ne pas faire pression à la forêt, il faut tout naturellement trouver des programmes alternatifs, des compensations, des programmes qui permettent à ces populations de pouvoir vivre normalement, tout en préservant ces forêts.

C’est pourquoi nous saluons, a-t-elle dit, l’apport de la FAO, qui s’est impliquée à renforcer d’abord les capacités de la ressources humaine, l’administration de l’état, qui doit être capable de négocier es fonds par rapport aux assignations données, pour des programmes communautaires.

Mme Bazaiba a également indiqué qu’il était tout à fait normal que les Congolais, eux-mêmes, soient capables de mobiliser des fonds. Mais, a-t-elle fait savoir, c’est aussi un devoir des institutions internationales et pour tous les partenaires, de s’impliquer pour que les Congolais bénéficient de ces droits-là.

« En RdC, le gouvernement s’attèle à légiférer pour le Crédit carbone parce qu’il faut un cadre légal, institutionnel, pour réguler le crédit carbone », a-t-elle rassuré. Pour la VPM-MEDD, cet atelier tombe donc à point nommé pour renforcer les capacités des responsables de l’administration du pays pour que toutes les questions soient prises en compte, pur que la RDC, désormais, commence à bénéficier de son droits le plus naturel, le plus élémentaire de la mise en œuvre effective du principe de pollueur-payeur et que les communautés bénéficient des projets alternatifs en, vue de ne pas faire la pression sur la forêt.

Des engagements du gouvernement congolais

Dans son mot, la représentante du directeur-pays de la FAO, Mme Madila a rappelé que la RDC était parmi les dix pays africains les plus vulnérables sur le plan climatique. Elle a également rappelé l’engagement pris par le gouvernement congolais, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre à 17 % entre 2021 et 2030 dans le cadre de ses contributions nationale. Aussi, a-t-elle fait savoir, la RDC a également noté la nécessité de mobiliser 31 milliards de dollars de financements mondial afin de développer des projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. « Cet engagement a permis l’obtention auprès du Fonds vert pour le climat d’un fonds préparatoire qui vise renforcer la capacité de l’autorité nationale et à élaborer le programme pays », a-t-elle souligné.

Cet atelier, note-t-on, a un double objectif. Il s’agit de présenter des résultats atteints au terme des activités menées par les consultants nationaux et internationaux et de récolter les noms et contacts téléphoniques des personnes ressources qui représenteront les différentes administrations dans les prochaines sessions de dialogue au niveau national et seront parties prenantes aux mécanismes de coordination institutionnelles pour piloter et assurer une meilleure mobilisation des financements climatiques en RDC.