Journée Internationale des Forêts 2021: Le Ministre Claude NYAMUGABO Réaffirme l’Engagement de la RDC et Plaide pour sa Juste Rétribution en tant que Protectrice de la Planète

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« Parler des forêts sans la République Démocratique du Congo, c’est désormais chose impossible « . Ces paroles sont de Maître Claude NYAMUGABO Bazibuhe, Ministre Congolais de l’Environnement et Développement Durable qui s’exprimait en marge de la Journée Internationale des Forêts commémorée ce 19 mars 2021 sous le thème : « Restauration des Forêts, une Voie vers la Reprise et le Bien-être.

Appelé à intervenir aux côtés d’autres grandes figures environnementales qui émergent dans la protection des écosystèmes mondiaux par des initiatives louables, Me Claude NYAMUGABO a axé son exposé sur le thème: « S’engager à reverdir nos continents ». Seuls Africains avec son Homologue Mauritanien en charge de l’Environnement et Développement Durable Marieme Bekaye, le Ministre congolais a expliqué cette reconnaissance comme la résultante palpable d’une diplomatie environnementale agissante menée sous le leadership du Président Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo et qui a permis à ce jour au pays la reconquête de sa place de choix dans le concert des Nations dans ce domaine.

Riche de ses 155 millions des forêts représentant près de 10% des forêts tropicales du monde et 47% d’Afrique, la RDC ambitionne en effet de conserver 17% du territoire national sous forme de réseau d’aires protégées conformément à ses engagements internationaux, a précisé le Ministre Claude NYAMUGABO, tout en rappelant que la forêt congolaise stocke plus ou moins 140 giga tonnes de dioxyde de carbone, soit une capacité de captage de gaz à effet de serre représentant plus ou moins 3 ans d’émission mondiale. Ce qui justifie sa posture de deuxième poumon de la planète.

Pour le Ministre NYAMUGABO, l’engagement à reverdir nos continents rentre dans la volonté politique du Gouvernement de la République Démocratique du Congo dans la mesure où le pays a entamé diverses actions dans ce sens, notamment la grande initiative « Jardins scolaires pour 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023 » pour le maintien et la reconstitution du couvert forestier du pays avec la volonté affichée d’impliquer la jeunesse congolaise dans la gestion durable des forêts.

Parallèlement, la RDC s’est également engagée dans la poursuite du processus de réduction des émissions dues à la déforestation et Dégradation des Forêts ( REDD+), la diversification des sources d’énergies renouvelables par la lutte contre la déforestation à travers l’usage du gaz domestique, l’élaboration de la politique forestière nationale devant contenir un axe stratégique d’intervention relatif à l’afforestation, reforestation et restauration des paysages forestiers du pays et la révision de son code forestier; la consolidation du système national de surveillance des tourbières et de ses potentialités en biodiversité, l’operationnalisation du projet de l’économie verte et de l’économie bleue en Afrique Centrale ainsi que l’opérationnalisation du conseil consultatif national des forêts.

Si pour s’inscrire dans la droite ligne de l’initiative de Bonn de 2011, la République Démocratique du Congo par le biais du Président Félix TSHISEKEDI s’est lancé dans la restauration de quelques 8 millions d’hectares de son couvert forestier d’ici 2030, elle tenait pour ce faire à concrétiser son engagement international de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique de la planète.

Dans la foulée, le Ministre Congolais de l’Environnement a toutefois souligné la nécessité de la juste rétribution qu’elle mérite de la Communauté Internationale au regard du rôle incommensurable qu’elle assure dans la sauvegarde de l’écosystème mondial.

Chiffrée à quelques 21 milliards des dollars américains, cette enveloppe devrait aider le pays à lutter efficacement contre la pauvreté dans laquelle est plongée une majeure partie de sa population.

Car, a conclu le Ministre Claude NYAMUGABO, l’on ne peut prétendre aspirer à un développement durable pour toutes les sociétés dans le monde et particulièrement en Afrique que si la faune et la flore des pays détenteurs des grands massifs forestiers sont épargnés des dégâts environnementaux causés par les industries et que si des contreparties financières conséquentes sont allouées auxdits États pour reverdir nos continents.

La célébration de cette journée par visioconférence a été l’Initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FAO dans l’objectif poursuivi chaque année de sensibiliser l’opinion sur l’importance de tous les types de forêts.