DÉCONCENTRATION DE L’EDD: LA COORDINATION PROVINCIALE DE L’ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE DE MBANDAKA (CPED-MBKA), CANARD BOITEUX DANS LA MOBILISATION DES RECETTES.

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La Coordination Provinciale de Mbandaka qui est un organe bicéphale, c’est-à-dire que du point de vue technique, le Coordinateur Provincial est le représentant du ministère central de l’environnement ( déconcentration) et sur le plan administratif, il dépend du Gouverneur de Province ( décentralisation). C’est dans ce cadre que la CPED-MBKA a pour attributions de (d’):

  1. Assister le Gouverneur de Province dans ses prérogatives constitutionnelles ayant trait au secteur de l’environnement et développement durable ;
    2.Assurer la liaison avec l’administration centrale de l’Environnement et Développement Durable ainsi qu’avec les autres divisions provinciales intervenant dans le domaine de l’environnement ;
    3.Veiller à la mise en application, dans la province, des textes légaux et réglementaires ayant trait à l’environnement et développement durable ;
  2. Mettre en place les outils et autres instruments de management nécessaires au fonctionnement de la CPED;
  3. Constater et liquider, dans son ressort, les actes générateurs des recettes non fiscales.
    Cependant, le fonctionnement de la CPED-MBKA rencontre énormément des difficultés comme indiqué ci-dessous :
  4. Sur le plan matériel et technique : manque et insuffisance des matériels techniques (groupe électrogène, outils aratoires, tronçonneuse, hors bord). L’unique hors-bord de 75CV qu’elle possédait, a été réquisitionné par le Gouverneur et qui le garde jusqu’à ce jour et utilisé par la responsable de la Direction Générale des Recettes de l’Equateur (DGRE) qui n’est autre que la fille du Gouverneur de Province ;
  5. Sur le plan des attributions : La même DGRE étranglé la CPED car elle se charge de manière imposante à donner des avis favorables aux exploitants forestiers en lieu et place de la CPED-MBKA, et favorise ipso facto l’exploitation forestière illégale des bois d’œuvre. D’où, la CPED-MBKA constitue donc un canard boiteux dans la mobilisation des recettes attendue pour contribuer au Trésor Public. A ce marasme économique, s’ajoute la méconnaissance de la CPED-MBKA par le Fonds Forestier National qui à son tour, aligne ses inspecteurs pour faire des missions des contrôles de manière régulière en lieu et place de la CPED-MBKA.
  6. Sur le plan administratif : l’absence des commissions d’affectation des agents et cadres de la CPED-MBKA freinent l’élan du travail.
  7. Sur le plan financier et social : au manque des frais de fonctionnement s’ajoute l’absence des subventions sous toutes formes.
  8. Enfin, le renforcement des capacités des agents et cadres (pas de formation) calcine davantage ce cadavre de la CPED-MBKA.

A la suite de ces différents constats signalés, nombre de recommandations sont adressés aux autorités compétentes pour voir comment pallier à ceux-ci en vue de rendre compétitive cette coordination.

D’où, il y a lieu de :

  • Régulariser la situation administrative des agents et cadres;
  • Faire leur renforcement des capacités ;
  • Appuyer financièrement la brigade forestière provinciale pour stopper le coulage des recettes ;
  • Équiper la CPED-MBKA en matériels techniques et outils informatiques;

Teddy NTENDAYI,

Directeur Chef de Service .