Une délégation de la société civile, conduite par Sa Majesté MFUMU DIFIMA NTUNI, a été reçue en audience ce mercredi par la Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat. Au cœur des échanges : les enjeux stratégiques liés à la révision du Code forestier congolais.

À l’issue de cette rencontre, Joseph Bobya, Coordonnateur national du Bureau d’Éveil et de Gouvernance des Ressources Naturelles, a précisé l’objet de leur démarche. La société civile juge l’échéance actuelle de mars 2026 irréaliste pour produire un texte de qualité.

Nous avons proposé de décaler cette échéance d’au moins six mois, soit jusqu’en septembre 2026. Ce délai supplémentaire est indispensable pour permettre une concertation effective entre toutes les parties prenantes et garantir un Code forestier équilibré et rigoureux », a-t-il déclaré.

Pour la société civile, l’urgence ne doit pas sacrifier la qualité, d’autant plus que la RDC se positionne mondialement comme un « Pays-Solution ». Les points clés soulevés incluent, Le refus de la précipitation, Un outil juridique bâclé nuirait à la crédibilité du pays, La primauté de la Politique Forestière, La révision du Code ne peut aboutir sans une Politique Forestière Nationale préalablement validée par le Gouvernement, laquelle est encore en phase de discussion, L’inclusion territoriale, Nécessité de mener des consultations approfondies dans toutes les provinces.

Pour sa part, Sa Majesté MFUMU DIFIMA NTUNI a salué la qualité de l’échange et l’ouverture d’esprit de la Ministre. Face aux inquiétudes partagées également avec le FMI et les partenaires internationaux, la Ministre a accordé un délai de 48 heures à la société civile pour soumettre ses amendements clés.
Ces propositions seront intégrées aux discussions gouvernementales et internationales afin de s’assurer que les préoccupations des communautés locales et des experts seront prises en compte dans la future Politique Forestière Nationale.

CellCom MEDD -NEC