La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans l’assainissement de son secteur extractif. La professeure Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, a présidé ce mercredi à Kinshasa la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du Projet de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif, marquant ainsi la volonté du Gouvernement de faire respecter les Études environnementales, sociales et de sauvegarde (ESES) par tous les acteurs du secteur.
La rencontre a réuni les membres du COPIL, les partenaires techniques et financiers ainsi que les parties prenantes concernées. Elle a permis de valider plusieurs documents stratégiques, notamment le rapport annuel 2025, le plan de travail 2026 et le plan des livrables pour l’année en cours. Les travaux ont également confirmé la signature du contrat de consultance pour la réalisation des ESES dans le secteur des mines, une avancée majeure vers une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.
S’exprimant à cette occasion, la ministre Marie Nyange Ndambo a rappelé les objectifs du projet, qui consistent à minimiser les impacts négatifs et à maximiser les impacts positifs des investissements publics et privés sur les terres et les couverts forestiers, en particulier les tourbières, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Elle a par ailleurs insisté sur l’importance de l’intégration des plateformes ESES du secteur minier afin d’atteindre efficacement les résultats attendus.


Les échanges ont également porté sur les défis susceptibles d’influencer la mise en œuvre du projet. Parmi ceux-ci figurent la nécessité de maintenir une vision commune et une dynamique positive entre tous les partenaires, l’alignement du calendrier du projet sur les exigences du programme du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que la longueur des procédures d’attribution des marchés, qui exerce une pression pour finaliser les deux études stratégiques d’ici mars 2027. Le Comité de pilotage a également souligné l’importance de contrer certaines interprétations erronées assimilant, à tort, ces études à une démarche de « blanchiment » écologique du secteur.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, la coordination du projet repose sur un Comité de pilotage qui se réunit au moins deux fois par an afin d’assurer le suivi, l’orientation stratégique et l’évaluation des progrès réalisés.
La validation du rapport 2025 et des plans 2026 constitue ainsi une étape décisive dans la poursuite des réformes engagées par le Gouvernement congolais. Elle traduit une volonté affirmée de promouvoir une gouvernance environnementale et sociale responsable du secteur extractif, au service de la préservation des écosystèmes, de la protection des communautés locales et du développement durable de la République démocratique du Congo.
Cellcom MEDD-NEC






