La Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a accordé ce jour une audience à une délégation des organisations non gouvernementales Viva Salud et Étoile du Sud.

L’entretien a porté sur un plaidoyer urgent concernant la contamination alarmante des sols agricoles par les métaux lourds dans la ville de Lubumbashi. Madame Thérèse Kilensele Muwele, coordinatrice de l’ONG belge Viva Salud, a exposé les conclusions inquiétantes d’une étude menée sur plusieurs sites maraîchers situés à proximité d’entreprises minières.

« Nous sommes venus alerter Madame la Ministre sur un problème majeur de santé publique. Nos recherches révèlent des concentrations de métaux lourds et d’éléments traces métalliques (ETM) dépassant largement les seuils internationaux autorisés », a-t-elle déclaré.

La délégation a souligné que ces substances toxiques s’accumulent dans la chaîne alimentaire, exposant directement la population à des pathologies sévères.
Face à ce constat, les ONG ont proposé plusieurs leviers d’action pour engager la responsabilité sociétale des entreprises minières impliquées. La Ministre Marie Nyange Ndambo a accueilli ces propositions avec une attention particulière et a défini trois axes d’intervention immédiats : La Ministre a instruit la diffusion immédiate des résultats de l’étude. Elle s’est engagée à porter le dossier auprès de la Première Ministre ainsi qu’auprès de Madame Fifi Masuni basée à Lubumbashi pour une action coordonnée sur les sites concernés. La mise en place d’un programme national de surveillance des sols agricoles a été suggérée.

La Ministre a sollicité une proposition concrète de la part des experts pour structurer ce mécanisme de contrôle. Afin de protéger les revenus des ménages sans sacrifier leur santé, la Ministre a demandé une étude complémentaire pour identifier des sites non pollués aptes à accueillir les activités maraîchères délocalisées.

L’étude pointe spécifiquement les sites de Penga-Penga, Maendeleo et Tshalumende, où les déchets miniers hérités de l’ex-Gécamines (aujourd’hui STL) présentent des taux de toxicité critiques. La délégation a formellement plaidé pour la suspension des activités agricoles aux abords immédiats de ces zones à haut risque. Il sied de rappeler que madame Thérèse Kilensele était accompagnée par sa collègue Sylvie Luzala de l’ONG Étoile du Sud.

Cellcom MEDD-NEC