La Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, professeure Marie Nyange Ndambo, a ouvert ce mercredi au Centre Culturel Boboto l’atelier national de révision du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Cet événement stratégique marque le début de la conception du cadre d’action pour la décennie 2026-2035.

Dans son allocution, la Ministre a rappelé que ces travaux s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à consolider le leadership de la RDC. Abritant 60 % des forêts du bassin du Congo et des tourbières vitales, le pays entend faire peser ses priorités dans la gestion régionale. « Nous assumons une responsabilité historique et mondiale », a déclaré la Ministre, soulignant le rôle des forêts comme puits de carbone et réservoirs de biodiversité.

Les piliers de la nouvelle économie du climat

Le futur plan devra répondre aux défis socio-économiques et environnementaux actuels. Parmi les priorités structurelles de la RDC intégrées dans ces réflexions, citons :

  • La valorisation durable de la biodiversité et la restauration des paysages.
  • Le développement des marchés du carbone et des paiements pour services environnementaux (PSE).
  • La préparation de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036).
    Pendant trois jours, experts, scientifiques, partenaires techniques et financiers, membres de la société civile et représentants des communautés locales évalueront les acquis de la période 2015-2025 pour formuler des recommandations fortes. L’enjeu est d’aligner la stratégie régionale avec les grands cadres internationaux comme l’Accord de Paris et le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
  • En ouvrant officiellement les travaux, Marie Nyange Ndambo a appelé à une « vision partagée » pour garantir que la voix de la RDC soit pleinement entendue dans les négociations internationales futures.

Cellcom MEDD-NEC