Le Gouverneur de la province du Haut-Uele, Mr. Jean Bakomito Gambu a échangé ce jeudi 29 janvier 26 avec Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo dans le cadre d’une séance de travail consacrée à la gouvernance environnementale et à la valorisation du potentiel naturel de cette province stratégique du nord-est de la République Démocratique du Congo.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder plusieurs questions majeures liées à l’administration environnementale provinciale, à la protection de la biodiversité, à la lutte contre le braconnage ainsi qu’aux opportunités offertes par les crédits carbones et les cultures pérennes, notamment le cacao.
Au cœur des échanges figurait la situation préoccupante du secteur de l’environnement dans le Haut-Uele. Depuis plus de trois ans, la vision administrative mise en place peine à produire des résultats, en raison de multiples dysfonctionnements et de divisions internes. Sensible à cette réalité et déjà saisie du dossier, Madame la Ministre a répondu favorablement aux préoccupations du Gouverneur en procédant à la nomination d’un nouveau coordonnateur provincial de l’environnement. Celui-ci aura pour mission de rassembler les différents acteurs, de restaurer la cohésion institutionnelle et de relancer rapidement les activités du secteur, dans l’intérêt de la province et de l’ensemble du pays, l’environnement étant un pilier fondamental de la vie des populations.

Les discussions ont également porté sur le parc national de la Garamba, véritable joyau écologique du Haut-Uele et patrimoine mondial. Ce site exceptionnel, qui a récemment accueilli la réintroduction des rhinocéros blancs, abrite une biodiversité remarquable comprenant notamment des éléphants, des léopards, des pangolins et plusieurs autres espèces protégées. Toutefois, ces richesses naturelles sont gravement menacées par le braconnage, souvent perpétré par des groupes armés en provenance du Soudan du Sud.

Face à cette situation alarmante, Madame la Ministre a promis de renforcer la collaboration interinstitutionnelle, en associant les ministères de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), l’organisme public chargé de la gestion des parcs nationaux et de la protection de la biodiversité. Des mesures urgentes devraient ainsi être prises afin de sécuriser le parc et de préserver ces espèces en danger.

Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur l’immense potentiel du Haut-Uele en matière de crédits carbone. Dotée de vastes forêts naturelles, la province joue un rôle clé dans la séquestration du carbone et la lutte contre le changement climatique. Elle s’est également engagée dans la relance de l’agriculture à travers les cultures pérennes, notamment le cacao, qui contribuent à la fois au développement économique local et à la génération de crédits carbone. À ce jour, plus de 40 hectares de champs pilotes de cacao ont déjà été réalisés, une avancée significative saluée par Madame la Ministre.

Province aux ressources naturelles abondantes, le Haut-Uele se distingue par ses forêts denses, ses terres agricoles fertiles, sa faune exceptionnelle et ses écosystèmes uniques. Autant d’atouts qui font de cette entité un espace stratégique pour la RDC, tant sur le plan environnemental qu’économique.

Au terme de cette audience, un engagement ferme a été pris pour faire du secteur de l’environnement un véritable levier de développement durable, capable de concilier protection de la nature, amélioration des conditions de vie des populations et croissance économique.

Cellcom MEDD-NEC