Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale et industrielle. Réuni ce vendredi 7 janvier à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, sous la présidence de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Conseil des ministres a adopté le dossier relatif au transfert de technologies, à la signature et à l’installation du centre de démonstration de la technologie et de l’industrie Juncao en République démocratique du Congo.
Présenté par la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, ce dossier s’inscrit dans une dynamique de modernisation des outils de production, de valorisation durable des ressources naturelles et de renforcement des capacités technologiques du pays.
Après examen en commission, le projet a été approuvé à l’issue des débats et délibérations du Conseil, confirmant l’orientation du gouvernement vers des solutions concrètes alliant environnement, innovation et développement.
La technologie Juncao, développée par l’Université d’Agriculture et de Foresterie du Fujian (Chine), est reconnue pour ses applications dans l’agriculture durable, la production de biomasse et l’industrialisation à faible impact environnemental.
Elle est perçue comme un levier de diversification économique.
L’installation d’un centre de démonstration en RDC vise à faciliter le transfert de savoir-faire, l’adaptation locale des technologies et la formation des cadres nationaux, dans un contexte où la transition écologique devient un enjeu économique autant que climatique.
Cette avancée est intervenue lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres, la deuxième de l’année 2026, au cours de laquelle la ministre Marie Nyange Ndambo a également présenté une note d’information stratégique sur le leadership régional de la RDC au sein de l’Autorité du Bassin du lac Kivu et de la Rivière Ruzizi (BAKIR).
Elle y a souligné l’urgence d’apurer les arriérés de contribution du pays, de renforcer les capacités institutionnelles et de consolider la coordination nationale.
Pour la Ministre, l’enjeu dépasse le simple respect des engagements internationaux. Il s’agit, a-t-elle expliqué, de sécuriser les ressources hydriques, de garantir un accès équitable aux investissements énergétiques et de prévenir toute utilisation du lac Kivu et de la rivière Ruzizi à des fins de déstabilisation sécuritaire.
Avec plus de 57 % des bassins versants concernés et le poste statutaire de Secrétaire exécutif de la BAKIR, la RDC entend réaffirmer son rôle central et son autorité dans cette zone stratégique.
Cellcom MEDD-NEC






