Journée météorologique mondiale : 23 mars 2026
Thème : « Combler ensemble les lacunes des systèmes d’alerte précoce»

Excellences, Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
Le climat ne prévient pas.
Mais nous, nous pouvons anticiper.
C’est tout le sens de la réflexion que nous impose aujourd’hui le thème de la Journée météorologique mondiale : « Combler ensemble les lacunes des systèmes d’alerte précoce ».
Ce thème n’est pas simplement technique. Il est profondément humain. Car derrière chaque alerte qui n’arrive pas à temps, il y a des vies exposées, des économies fragilisées, des territoires vulnérables.
Et à l’inverse, derrière chaque système d’alerte efficace, il y a une possibilité : celle de sauver, de protéger, d’anticiper et de construire la résilience.
Dans un monde marqué par l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes : inondations, sécheresses, vagues de chaleur, tempêtes, la question n’est plus de savoir si ces événements vont survenir, mais si nous sommes capables de nous y préparer.
Et c’est précisément là que réside l’enjeu des systèmes d’alerte précoce.
Ils constituent aujourd’hui l’un des outils les plus puissants pour réduire les pertes humaines, limiter les dégâts économiques et renforcer la résilience des sociétés. Ils transforment l’incertitude en information, le risque en décision, et la vulnérabilité en capacité d’action.
Mais ces systèmes d’alerte précoce restent encore inégalement développés à travers le monde.
Des millions de personnes, notamment dans les pays en développement, ne bénéficient toujours pas d’un accès fiable à des alertes météorologiques précoces. Et cette réalité crée une inégalité face aux risques climatiques.
Une inégalité face à la vie elle-même.
C’est dans ce contexte que la République Démocratique du Congo se situe à la fois comme un pays exposé, mais aussi comme un pays d’opportunités.
Notre territoire, vaste et diversifié, est confronté à des aléas climatiques de plus en plus marqués. Les inondations, les perturbations des régimes des précipitations, les événements extrêmes affectent nos populations, nos infrastructures, notre agriculture et nos écosystèmes.
Mais en même temps, notre pays dispose d’atouts majeurs : un potentiel scientifique, des institutions en développement, et surtout, une volonté politique affirmée.
Sous la haute vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’État, la République Démocratique du Congo s’est engagée dans une dynamique de transformation, où la gestion des risques climatiques, la protection des populations et la résilience des territoires occupent une place centrale.
Cette vision du Président de la République repose sur un principe fondamental : anticiper plutôt que subir.
Et c’est dans cet esprit que le Gouvernement œuvre à renforcer les capacités nationales en matière de météorologie et de systèmes d’alerte précoce.
Cela implique :
– le développement des infrastructures d’observation météorologique,
– le renforcement des systèmes de collecte et d’analyse des données,
– l’amélioration des mécanismes de diffusion de l’information,
– et l’intégration des alertes dans les dispositifs de gestion des catastrophes.
Mais au-delà des technologies, c’est une approche intégrée que nous devons construire.
Un système d’alerte précoce efficace ne se limite pas à produire une information. Il doit être compris, accessible, fiable, et surtout utile pour la décision.
Cela nécessite :
– une coordination entre les institutions nationales ;
– une collaboration avec les partenaires techniques et financiers ;
– une implication des collectivités locales ;
– et une sensibilisation des populations.
La République Démocratique du Congo appelle ainsi à un renforcement des partenariats, à un partage des technologies, et à une mobilisation accrue des financements pour garantir que chaque citoyen, sur l’ensemble du territoire, puisse bénéficier d’un système d’alerte précoce efficace.
Car au fond, il s’agit de protéger des vies.
Mesdames et Messieurs,
Nous vivons une époque où les risques climatiques deviennent structurels. Et dans cette nouvelle réalité, la capacité d’anticipation devient un facteur déterminant de développement.
Un pays qui anticipe est un pays qui protège.
Un pays qui protège est un pays qui se développe.
La République Démocratique du Congo est prête à assumer son rôle.
Un rôle de pays engagé, un rôle de pays responsable, un rôle de pays qui transforme ses vulnérabilités en opportunités.
Et en ce jour symbolique, je voudrais porter un message clair :
Aucune population ne doit être laissée sans alerte face aux risques climatiques.
Et je conclurai par cette conviction forte :
Anticiper, c’est protéger.
Informer, c’est sauver.
Agir ensemble, c’est construire la résilience.
Fidèle à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’État, la République Démocratique du Congo poursuivra ses efforts pour que chaque citoyen soit informé, préparé et protégé.
Car dans un monde incertain, la meilleure réponse reste la capacité d’anticiper.
Je vous remercie.






