Sous le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la République démocratique du Congo renforce son engagement en faveur de la gestion des risques climatiques et de la protection des populations.
À l’occasion de la Journée météorologique mondiale célébrée ce 23 mars 2026, la ministre de l’Environnement et Développement durable (EDD-NEC) Son Excellence Marie Nyange a livré un discours fort centré sur le thème international : « Combler ensemble les lacunes des systèmes d’alerte précoce ». Une thématique qui met en lumière l’urgence de renforcer les mécanismes d’anticipation face aux catastrophes climatiques.
Dans son intervention, la ministre a rappelé que les changements climatiques se traduisent aujourd’hui par une multiplication des phénomènes extrêmes tels que les inondations, les sécheresses ou encore les tempêtes. Dans ce contexte, elle a insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, considérés comme des outils essentiels pour sauver des vies, protéger les biens et limiter les impacts économiques.
« Le climat ne prévient pas, mais nous pouvons anticiper », a-t-elle déclaré, soulignant que chaque alerte transmise à temps représente une opportunité de prévention et de résilience. À l’inverse, l’absence de systèmes efficaces expose davantage les populations, en particulier dans les pays en développement.
La ministre a également mis en évidence les défis auxquels fait face la RDC. Avec un territoire vaste et des conditions climatiques variées, le pays est particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Les perturbations des saisons agricoles, les inondations récurrentes et les événements extrêmes affectent directement les communautés, les infrastructures et les écosystèmes.
Cependant, elle a tenu à souligner que la RDC dispose d’atouts importants, notamment un potentiel scientifique en croissance, des institutions en développement et une volonté politique affirmée. Dans cette dynamique, le gouvernement s’emploie à renforcer les capacités nationales à travers plusieurs actions concrètes, notamment le développement des infrastructures météorologiques, l’amélioration de la collecte et de l’analyse des données, ainsi que la diffusion efficace des alertes.
Au-delà des aspects techniques, la ministre a insisté sur la nécessité d’une approche inclusive et coordonnée. Elle a plaidé pour une collaboration accrue entre institutions publiques, partenaires techniques et financiers, collectivités locales et populations, afin de garantir que les informations climatiques soient accessibles, compréhensibles et exploitables par tous.
La RDC a ainsi lancé un appel à la mobilisation internationale pour combler les lacunes existantes, notamment en matière de financement et de transfert de technologies. L’objectif est clair : permettre à chaque citoyen, où qu’il se trouve sur le territoire national, de bénéficier d’un système d’alerte fiable et efficace.
En conclusion, la ministre a rappelé que dans un contexte où les risques climatiques deviennent structurels, l’anticipation constitue un levier essentiel de développement. « Anticiper, c’est protéger. Informer, c’est sauver. Agir ensemble, c’est construire la résilience », a-t-elle martelé.
Cellcom MEDD-NEC






