Dans sa restitution, Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a présenté les conclusions de ses récentes missions internationales ainsi que les perspectives nationales qui en découlent. Trois points majeurs ont structuré son intervention : la participation de la RDC à la rencontre du Fonds pour l’environnement mondial (GEF) en Ouzbékistan, la mission officielle en Égypte et le lancement du projet agroforestier de Bibwa.
Évoquant le déplacement en Ouzbékistan, elle a déclaré : « Nous sommes allés représenter la RDC en Ouzbékistan dans le cadre de la session du GEF. C’est une rencontre qui a réuni plus de 186 pays, au cours de laquelle chaque pays a fait sa déclaration. J’ai eu l’honneur, à cette tribune, de m’exprimer au nom de la République Démocratique du Congo. »
Elle a précisé le rôle stratégique de cette plateforme en ajoutant : « Le GEF est une grande institution qui mobilise les financements dédiés à l’environnement et en assure la répartition entre les pays. C’est également un cadre où se retrouvent les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne ainsi que plusieurs agences spécialisées des Nations Unies. »
Mettant en avant les atouts du pays, la ministre a souligné : « Nous avons mis en avant les potentialités de la RDC, notamment son rôle dans la régulation du climat mondial grâce à ses ressources forestières, ses tourbières et ses réserves en eau. Nous avons insisté sur la nécessité d’une justice climatique afin de garantir la préservation de nos forêts et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones. »



Elle a également relevé l’intérêt suscité par cette participation : « Notre intervention a suscité un grand intérêt. Durant notre séjour, j’ai tenu une vingtaine de réunions bilatérales avec des partenaires multilatéraux et bilatéraux. En marge de cette rencontre, nous avons annoncé le lancement du registre carbone de la RDC, un projet innovant et structurant. Les partenaires ont manifesté leur volonté d’accompagner la RDC dans la mise en place d’un marché carbone intègre et fiable. »
Abordant ensuite la mission effectuée en Égypte, la ministre a indiqué : « Nous avons accompagné le Président de la République, Félix Tshisekedi, en Égypte afin de renforcer les relations bilatérales établies depuis plusieurs décennies entre nos deux pays. »
Elle a mis un accent particulier sur les enjeux liés à l’eau : « Les échanges ont notamment porté sur la question de l’eau, un enjeu majeur dans le contexte du changement climatique. La RDC dispose d’une partie des sources du Nil, un fleuve essentiel pour l’Égypte. Sans le Nil, ce pays ferait face à d’importantes difficultés sur les plans économique et social. »
Dans cette dynamique de coopération, elle a ajouté : « Nous avons discuté des mécanismes de protection de ce fleuve dans le cadre de la Commission climat du bassin du Nil. En présence de nos Chefs d’État, nous avons réaffirmé notre engagement commun en faveur de la protection de ce bassin stratégique. »
Enfin, s’agissant du projet agroforestier de Bibwa, la ministre a mis en lumière les enjeux locaux et les perspectives de développement : « Kinshasa a connu une déforestation importante au cours des dernières décennies, notamment pour répondre aux besoins énergétiques. Les axes Bandundu et Congo Central ont été particulièrement touchés. »
Elle a détaillé les orientations du projet en ces termes : « Le projet de Bibwa vise à restaurer ces écosystèmes à travers un programme de reforestation. Avec l’accompagnement de CO2 Bit et des mécanismes de crédit climatique, nous allons investir dans la plantation d’arbres et développer l’agroforesterie, notamment avec la culture du manioc. Nous comptons également promouvoir l’apiculture. »
Concluant sur les retombées attendues, elle a affirmé : « Ce projet permettra de créer des emplois verts pour les jeunes et les femmes, tout en améliorant les conditions de vie des populations, particulièrement dans la partie Est de Kinshasa. »
Cellcom MEDD-NEC






