Kinshasa, 29 juin 2026 – Le ministère de l’Environnement et Développement durable, à travers la Direction des Inventaires et Aménagement Forestiers (DIAF), a organisé ce lundi au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS) un atelier consacré à la validation du mode de gestion des tourbières et des forêts de grande valeur de conservation en République démocratique du Congo.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où les défis liés au changement climatique, à la conservation de la biodiversité et à la gestion durable des ressources naturelles occupent une place centrale dans les politiques environnementales de la RDC. Face à ces nouveaux enjeux, le gouvernement entend renforcer le cadre de gouvernance de ces écosystèmes stratégiques, considérés comme un patrimoine national et mondial.
Les échanges ont porté sur les risques que font peser la dégradation des tourbières et des forêts de grande valeur sur la biodiversité, les stocks de carbone et l’équilibre climatique. Les experts ont rappelé que ces écosystèmes jouent un rôle essentiel dans la séquestration du carbone, la préservation de nombreuses espèces animales et végétales ainsi que dans les moyens de subsistance des communautés locales.
Pour répondre à ces défis, le ministère a mis en place une *Task Force, dénommée *Unité de Gestion des Tourbières (UGT). Cette structure réunit des experts issus des administrations publiques, du monde scientifique, de la société civile et d’autres acteurs du secteur forestier. Sa mission est d’élaborer des orientations techniques et scientifiques destinées à assurer une gestion durable des tourbières et des forêts de grande valeur, tout en conciliant conservation de la nature et développement socio-économique.





Au cours de l’atelier, l’UGT a présenté les résultats de ses travaux, notamment une définition technique de la tourbière, désormais proposée comme référence nationale. Selon cette définition, une tourbière est une zone humide où s’accumule de la matière organique partiellement décomposée dans un milieu anaérobie saturé en eau, contenant au moins 3 % de carbone organique et présentant une profondeur minimale de 15 centimètres.
Cette définition constitue une étape importante pour l’élaboration des politiques publiques de conservation et traduit la vision de la République démocratique du Congo : « Protéger les tourbières pour le peuple et la nature. »
Cette vision repose sur deux objectifs majeurs. Le premier consiste à préserver les tourbières afin de maintenir leurs fonctions écologiques, notamment leur capacité à stocker le carbone, à réguler les ressources en eau et à protéger la biodiversité. Le second vise à garantir que les bénéfices issus de leur conservation profitent aux communautés locales et aux peuples autochtones, à travers la préservation de leurs traditions, de leurs pratiques culturelles ainsi que des ressources naturelles, notamment les plantes médicinales.
Au-delà de la protection des tourbières, les travaux de l’atelier ont également mis en évidence l’importance des forêts de grande valeur de conservation. Ces espaces renferment des ressources biologiques exceptionnelles, des essences forestières à forte valeur économique et des réserves de carbone indispensables à la lutte contre le changement climatique. Leur gestion durable apparaît désormais comme un levier stratégique pour la préservation du patrimoine naturel congolais et le développement durable.
À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement et Développement durable réaffirme son engagement à doter la RDC d’un cadre de gestion moderne, fondé sur les connaissances scientifiques, la participation des parties prenantes et la valorisation durable des écosystèmes forestiers.
Cette activité a permi au participants de valider les drafts 0 sur les mode des gestions des tourbieres et des forêts de grande valeur.
TOISEYA ETIWAHOLA PAULIN
OTOLEKI BOFOTO JONATHAN






