La Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), la Professeure Marie Nyange Ndambo, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier national de validation technique du document de la Politique Forestière Nationale, ce 2 avril 2026, à l’Hôtel Béatrice à Kinshasa.
Dans son discours d’ouverture, la Ministre a situé l’enjeu de cet atelier : doter la République démocratique du Congo d’un cadre stratégique clair, inclusif et efficace pour la gestion durable de ses ressources forestières. Elle a souligné que ce processus vise à consolider la participation de toutes les parties prenantes et à garantir une mise en œuvre partagée de cette publique majeure.
Marie Nyange Ndambo a rendu un hommage appuyé au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir fait de la gouvernance forestière un axe prioritaire de son action, ainsi qu’au Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Elle a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le GIBEC, le FONAREDD/CAFI, le PNUD et l’AFD, ainsi que l’implication des experts et de la société civile.
La Ministre a rappelé que la RDC possède un patrimoine forestier exceptionnel, couvrant près de 170 millions d’hectares, soit environ 10 % des forêts tropicales mondiales. Ce capital naturel constitue une richesse stratégique, génératrice de devises, d’emplois et de services environnementaux essentiels, notamment dans la lutte contre le changement climatique.


Cependant, elle a alerté sur les défis persistants, notamment la déforestation et la dégradation des forêts, ainsi que la prédominance de l’exploitation informelle. Ces facteurs, a-t-elle souligné, limitent la contribution du secteur forestier à l’économie nationale et fragilisent la gestion durable de ce patrimoine.
Revenant sur l’évolution historique du secteur, la Ministre a identifié trois grandes phases : une période d’exploitation désordonnée avant 1984, une structuration progressive mais encore insuffisante par la suite, et enfin l’adoption du Code forestier en 2002, qui a introduit des avancées importantes mais nécessite aujourd’hui un cadre politique cohérent pour renforcer son efficacité.
C’est dans cette logique que s’inscrit la Politique Forestière Nationale, fruit d’un processus participatif de six années. Celle-ci s’aligne sur le Programme National Stratégique de Développement (PNSD) ainsi que sur les Objectifs de Développement Durable (ODD 2030), avec l’ambition de faire des forêts un levier du développement durable.
Cette politique repose sur une approche inclusive, intégrant les provinces, les communautés locales, la société civile et les partenaires internationaux. Elle vise notamment à améliorer la gouvernance, à accroître les recettes publiques issues du secteur forestier et à valoriser le rôle des écosystèmes dans la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.
Enfin, la Ministre a lancé un appel à l’engagement collectif, insistant sur la nécessité de transformer ce document en un véritable instrument d’action. Elle a rappelé que la réussite de cette politique dépendra de la mobilisation de tous les acteurs et de leur capacité à assurer sa mise en œuvre effective sur le terrain.
« Cet atelier ne doit pas être une fin en soi, mais le point de départ d’une action concrète », a-t-elle insisté, avant de déclarer ouverts les travaux de validation technique de la Politique Forestière Nationale.
Cellcom MEDD-NEC






