À l’occasion de l’ouverture de la septième session du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF), tenue à Béatrice Hôtel, la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a prononcé un discours centré sur l’urgence de doter la République démocratique du Congo d’une politique forestière nationale, fondée sur la concertation et la responsabilité partagée.
Dans son intervention, la ministre a exprimé « une profonde émotion » et un « sens élevé du devoir » en procédant à l’ouverture de ces assises, qu’elle a qualifiées d’étape décisive dans l’histoire de la gouvernance forestière du pays. Elle a insisté sur la nécessité de franchir un cap en dotant la RDC d’un cadre stratégique cohérent pour la gestion durable de ses ressources forestières.
Souhaitant la bienvenue aux participants, elle a salué leur présence et leur engagement, avant de rendre hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la vision, a-t-elle rappelé, « associe la réduction de la pauvreté à la lutte contre le changement climatique », positionnant la RDC comme un « pays-solution ».
La ministre a également mis en avant l’action du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Tuluka, soulignant que le secteur forestier figure parmi les priorités de son programme, avec un accent particulier sur la participation active de toutes les parties prenantes.
Elle a, par ailleurs, adressé ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, notamment CAFI, l’AFD, le FONAREDD et le PNUD, pour leur appui « constant et déterminant » dans l’organisation de cette session, y voyant un signe de confiance dans le rôle que la RDC est appelée à jouer dans la gouvernance forestière mondiale.



Abordant le fond des travaux, Marie Nyange Ndambo a précisé que cette septième session vise à « garantir l’amélioration de la gouvernance forestière » à travers un dialogue inclusif réunissant l’État, le secteur privé, la société civile, les peuples autochtones, les universités et les partenaires internationaux.
De manière concrète, elle a indiqué que les échanges porteront notamment sur la présentation et la validation du document de politique forestière nationale, élaboré à l’issue de l’atelier national tenu du 2 au 4 avril 2026. Les participants sont également appelés à tirer les enseignements des États généraux des forêts organisés en janvier 2024 ainsi que des recommandations issues de la sixième session du CCNF.
L’objectif, a-t-elle souligné, est de formuler une recommandation forte en vue d’une mise en œuvre effective de cette politique, tant au niveau national que provincial, avec l’implication de toutes les parties prenantes.
Se référant à l’article 24 du Code forestier, la ministre a rappelé que si la gestion et la conservation des forêts relèvent de son ministère, celles-ci s’inscrivent dans une dynamique de concertation permanente avec les autres institutions et acteurs concernés.
La ministre a insisté sur les attentes de cette rencontre, elle a appelé à faire de cette session « un moment de vérité et d’engagement », exhortant les participants à produire « des recommandations concrètes » et « des actions pratiques », en évitant les débats stériles. Elle a souligné que cette réunion doit traduire une volonté collective de faire de la gouvernance forestière un levier de développement durable, de justice sociale et de rayonnement international.
C’est sur cette note d’« espérance et de détermination » que la ministre de l’Environnement a déclaré officiellement ouverts les travaux de la septième réunion du Conseil Consultatif National des Forêts.
Cellcom MEDD-NEC






