L’Université de Kinshasa (UNIKIN), à travers la Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement, a organisé une conférence scientifique à l’occasion de la Journée internationale des forêts, sous le parrainage du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat.
Tenu au chapiteau du site Home Plateau, l’événement a réuni autorités académiques, chercheurs, experts, partenaires techniques et étudiants autour du thème : « Les forêts au cœur de l’économie verte : un levier stratégique pour le développement durable en RDC ».
Ouvrant les échanges, la déléguée facultaire, Mme Maria Muyambo, a rappelé l’importance des forêts dans la stabilité écologique mondiale et dans les moyens de subsistance des populations. Elle a déclaré : « Les forêts jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique mondial et dans la survie des communautés. Il est indispensable d’intégrer davantage la dimension environnementale dans nos politiques de développement, car la forêt est à la fois un patrimoine naturel et une ressource économique stratégique ».
Prenant la parole, le doyen de la Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement, le Professeur Freddy Okitayela, a salué la tenue de cette rencontre inscrite dans une dynamique de collaboration entre l’université et le ministère de l’Environnement. Il a déclaré : « Nous faisons face à une urgence climatique marquée par la dégradation de la biodiversité et la pression croissante sur nos écosystèmes forestiers. Il est impératif de renforcer le dialogue entre la recherche scientifique, les politiques publiques et les acteurs du développement, car la transition vers une économie verte repose sur la production et l’intégration des connaissances scientifiques ».




Les travaux se sont poursuivis sous forme de panels et d’échanges interactifs, centrés notamment sur la lutte contre la déforestation, la gouvernance des ressources forestières et les mécanismes de valorisation durable du capital naturel congolais.
L’événement a réaffirmé le rôle de l’UNIKIN comme espace de production scientifique et de réflexion stratégique au service des politiques publiques environnementales, dans un contexte où la République démocratique du Congo occupe une place centrale dans les enjeux climatiques mondiaux.
Clôturant les interventions officielles, le professeur Bonaventure Lele Nyami, représentant de la ministre de tutelle empêchée, a transmis les salutations de celle-ci aux participants. Il a déclaré : « Je vous transmets les salutations de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat. Cette initiative est structurante et s’inscrit dans une dynamique nationale de valorisation de notre capital forestier, qui représente plus de 155 millions d’hectares au sein du bassin du Congo. Ce potentiel constitue un levier essentiel pour une économie verte crédible et durable en République démocratique du Congo. La recherche et la formation universitaire demeurent indispensables à la mise en œuvre efficace des politiques environnementales ».
Enfin, Monsieur Emmanuel Tsadok est intervenu pour présenter les grandes lignes du programme « La Forêt, c’est Nous », en mettant en avant ses objectifs, ses composantes et sa stratégie d’implémentation. Il a déclaré : « Le programme “La Forêt, c’est Nous”, initié sous la vision de Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, vise la restauration de 8 millions d’hectares de forêts et terres dégradées à l’horizon 2030. Face à la déforestation et à la perte de biodiversité, nous adoptons une approche territoriale couvrant l’ensemble des 145 territoires, avec un cycle intégré allant de la production de semences locales au suivi des performances environnementales. Les actions portent notamment sur la restauration des paysages forestiers, l’agroforesterie, la foresterie urbaine, la restauration des zones minières et des mangroves, ainsi que la mise en place d’un système MRV robuste. À terme, nous visons 8 millions d’hectares restaurés, 5 milliards d’arbres plantés et la création de plus d’un million d’emplois verts, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes ».
Il a poursuivi : « Sur le plan institutionnel, le programme s’articule autour de six composantes principales, notamment la gouvernance locale, la restauration forestière et la résilience climatique, les infrastructures d’appui, la valorisation des services environnementaux, le nexus hydro-climatique et One Health, ainsi que le suivi et l’évaluation. Il repose sur une gouvernance multi-niveaux et un financement diversifié incluant les fonds climatiques internationaux, les marchés carbone et le secteur privé. Sur le plan stratégique, il s’inscrit dans les engagements internationaux de la RDC et renforce sa position de pays-solution climatique au sein du bassin du Congo ».
C’est sur cette note que la rencontre a pris fin.
Cellcom MEDD-NEC






