Singapour, 22 mai 2026. À l’occasion de la clôture du forum Innovate4Climate (I4C 2026), la République Démocratique du Congo a porté un message fort en faveur d’une coopération internationale accrue. Intervenant devant les acteurs clés du climat, la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, la Professeure Marie Nyange Ndambo, a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats solides pour intensifier l’action climatique mondiale.
Dans son allocution, la Ministre a déclaré que « l’intensification de l’action climatique mondiale ne pourra réussir sans des partenariats solides, stratégiques, innovants et fondés sur la confiance mutuelle ». Cette position intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre progressive de l’Article 6 de l’Accord de Paris, qui ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération internationale et le développement des marchés carbone.
Toutefois, la RDC, comme plusieurs pays en développement, fait face à des défis importants pour accéder pleinement à ces mécanismes. Il s’agit notamment du manque de registres carbone souverains, de systèmes MRV robustes, d’infrastructures techniques adéquates et de cadres réglementaires adaptés. À cela s’ajoute la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles pour répondre aux exigences internationales.
Face à ces contraintes, le gouvernement congolais considère les partenariats comme un levier stratégique. Ceux-ci doivent permettre le transfert de compétences, le financement des préparatifs nationaux, le développement d’outils techniques et l’accompagnement des réformes structurelles.
La RDC accorde une priorité particulière à la mise en place de registres carbone souverains et de systèmes MRV conformes à l’Article 6. Ces dispositifs sont essentiels pour garantir « la transparence des transactions, la traçabilité des crédits carbone, la prévention des doubles comptabilisations et la souveraineté des États sur leurs actifs carbone ».


Par ailleurs, la Ministre a mis en avant l’importance d’une gouvernance environnementale crédible, fondée sur l’intégrité, la transparence, la redevabilité et l’implication des communautés locales et des peuples autochtones. Ces éléments sont indispensables pour renforcer la confiance dans les marchés carbone, en particulier ceux liés aux forêts.
Sous la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, plusieurs réformes sont en cours en RDC. Elles concernent notamment la modernisation du cadre réglementaire des marchés carbone, la révision du Code forestier, le renforcement des systèmes MRV et la promotion de crédits carbone forestiers à haute intégrité. Des initiatives structurantes comme le Couloir Vert Kivu-Kinshasa et le Programme National de Foresterie « La Forêt, C’est Nous » illustrent cette dynamique.
En s’appuyant sur des expériences concrètes issues de partenariats avec le FCPF, la CAFI et le projet PIFORES, la RDC entend renforcer sa participation aux mécanismes internationaux du carbone, notamment ceux prévus aux articles 6.2 et 6.4 de l’Accord de Paris.
En conclusion, la RDC appelle à des partenariats « plus équilibrés, plus inclusifs et davantage orientés vers la transformation structurelle ». Elle réaffirme que l’Article 6 constitue « un instrument important pour mobiliser des financements climatiques à grande échelle », tout en insistant sur le respect de la souveraineté nationale et des priorités de développement durable.
Un appel clair à une mobilisation collective pour faire des partenariats un véritable moteur de l’action climatique mondiale.
Cellcom MEDD-NEC






