Dans le cadre du contrôle parlementaire, la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), la Professeure Marie Nyange Ndambo, a été auditionnée par les députés nationaux à l’Assemblée nationale. Au cœur des échanges : la gestion des impacts environnementaux liés à l’exploitation minière en République démocratique du Congo.
Cette séance de questions d’actualité, initiée notamment par le député national Éric Tshikuma Mwimbayi, s’est tenue ce jeudi au Palais du Peuple à Kinshasa. Elle visait à obtenir des éclaircissements sur les actions concrètes menées par le gouvernement face à la dégradation des écosystèmes et aux conséquences sur les populations vivant à proximité des sites miniers.
Face aux élus, la Ministre a adopté un ton ferme et sans équivoque. Elle a annoncé la publication imminente d’un rapport exhaustif identifiant les entreprises minières opérant en violation des normes environnementales. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence et de redevabilité dans la gestion du secteur.


Marie Nyange Ndambo a également insisté sur la fin de l’impunité. Elle a fait savoir que « le temps des avertissements sans conséquences est révolu », évoquant l’application effective de sanctions ainsi que des mesures de réparation déjà engagées dans plusieurs dossiers récents de pollution environnementale.
Pour renforcer ce dispositif, la Ministre a mis en avant la mise en place d’une Commission nationale ad hoc, créée sur instruction du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Placée sous la coordination du ministère de l’Environnement, cette structure a pour mission de veiller au respect strict des normes environnementales dans l’exploitation minière, tout en conciliant développement économique, protection de la biodiversité et santé des populations.
Réagissant à ces réponses, le député Éric Tshikuma Mwimbayi a salué la clarté et la précision des explications fournies, tout en appelant à des résultats concrets sur le terrain. Il a souligné que la RDC dispose déjà d’un arsenal juridique conséquent, mais que son efficacité dépendra de son application rigoureuse, notamment à travers une meilleure coordination entre les ministères des Mines et de l’Environnement.
Le parlementaire a en outre insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrainte à l’encontre des entreprises polluantes et d’assurer une réparation effective des préjudices subis par les communautés locales. « Derrière chaque cas de pollution, il y a des populations affectées », a-t-il rappelé, mettant en lumière la dimension humaine de la problématique environnementale.
Il a également assuré que le Parlement restera vigilant quant à la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement, n’excluant pas de tirer toutes les conséquences politiques en cas de manquements.
Clôturant la séance, le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a salué la qualité des échanges entre l’exécutif et le législatif. Il a souligné que cette dynamique de transparence constitue un levier essentiel pour renforcer la gouvernance du secteur minier et promouvoir un modèle de développement plus responsable.
Cellcom MEDD-NEC






